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Relief
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Une montagne glaciaire
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Les formes acérées
d'une montagne jeune |
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Le Mont Blanc
Chamonix 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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L'aiguille verte
Chamonix 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Une montagne se définit par trois critères : volume, altitude et pentes.
L'espace des Alpes du Nord présenté répond aisément à ces caractéristiques.
Quelques kilomètres à l'est de Samoëns se trouve le Mont Blanc, avec
ses 4808 m.
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Les Alpes sont des montagnes jeunes, comme en témoigne le modelé et
la toponymie : dent, pic, aiguille, arrête... Les formes sont acérées,
les pentes souvent subverticales. L'altitude, conjuguée à de fortes
précipitations (1300 mm par an à Chamonix, 3000 mm aux Aiguilles Rouges),
permet l'alimentation de grands champs de neige.
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Un musée glaciaire |
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Le glacier de Tré les
Eaux
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Le lac du Vieux Emosson
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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La région garde une forte empreinte glaciaire. Tous les types de glaciers
alpins sont représentés : des glaciers de cirque comme celui de Tré
les Eaux (dont l'exposition au nord a permis sa conservation malgré
des altitudes relativement modérées de 2200 à 2600 mètres)...
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... parfois transformés en lacs glaciaires, comme le lac du Vieux Emosson,
exposé plutôt au sud, juste de l'autre côté de la frontière suisse...
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La Mer de Glace et le
massif du Mont Blanc
Annecy Lausanne 1:100 000, IGN, éd. 1998 |
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... ou aussi des glaciers de vallée, comme la Mer de Glace. La Mer
de Glace (A) se situe sur le versant sud, orienté au nord ; sa zone
d'approvisionnement (B) se trouve sur le versant français, le massif
du Mont Blanc. Noter que les glaciers du versant italien (C), exposés
au sud, ne se sont maintenus qu'à des altitudes bien supérieures.
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La confluence Tacul-Leschaux
Chamonix 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Les séracs de Taléfré
Chamonix 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Les glaciers sont comparables à des cours d'eau, mais
leur vitesse d'écoulement est évidemment bien moindre. Comme les cours
d'eau, les glaciers ont des confluences, comme celle des glaciers du Tacul
(A) et de Leschaux (B). Cette confluence majeure donne naissance à la
Mer de Glace. Noter en (C) une confluence mineure : un glacier affluent
se jette dans le glacier du Tacul.
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Les glaciers ont parfois des chutes, comme les séracs
de Taléfré : une rupture de pente trop importante entraîne le fractionnement
de la langue glaciaire en un système de crevasses, dangereuses pour les
randonneurs : les séracs. Noter l'abondance des dépôts arrachés aux massifs
environnants : les moraines.
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Des vallées en auge
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La vallée du Giffre
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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La vallée du Giffre
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Le modelé glaciaire est également présent à l'aval des
glaciers actuels. Les vallées alpines ont été façonnées par de puissants
organismes glaciaires et présentent aujourd'hui un profil en auge caractéristique
: fond plat et versants adoucis. C'est le cas de la vallée du Giffre :
on voit bien que le torrent actuel n'a pu avoir la capacité de creuser
une vallée de cette dimension. Sa largeur est de 1 km au bas mot.
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Le recul des glaciers alpins, qui autrefois descendaient
jusqu'à Lyon, a laissé un héritage glaciaire composé de larges vallées
de ce type, souvent plus imposantes que celle du Giffre. L'exemple le
plus achevé est le Grésivaudan, vallée glaciaire de l'Isère en amont de
Grenoble, large de 4 km !
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Réseaux de communication
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Une montagne accessible
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Une montagne aérée |
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La cluse de Chambéry
Grenoble Mont-Blanc1:100 000, IGN, éd. 1998 |
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Les larges vallées glaciaires comme celles du Grésivaudan
ont évidemment fixé les principaux axes de communication, en suivant l'organisation
générale du relief, c'est-à-dire une direction NE-SW. Mais il existe aussi
dans les Alpes des vallées transversales, qui recoupent les plis en droite
ligne : les cluses. C'est le cas de la cluse de Chambéry, ci-contre...
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La cluse de Thônes
Annecy Lausanne 1:100 000, IGN, éd. 1998 |
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... ou de celle de Thônes, ci-dessous, de moindre dimension,
mais qui permet de relier, à travers le massif des Bauges, les stations
des Aravis (La Clusaz, le Grand-Bornand) à Annecy, dont on aperçoit le
lac. Là, on rejoint l'autoroute vers Lyon ou Genève. Les cluses alpines
conjuguées aux grandes vallées glaciaires forment ainsi un véritable quadrillage
naturel. Les Alpes du nord sont bien des montagnes aérées !
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La densification du réseau de communication |
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Les grandes vallées glaciaires ont guidé les voies de
communication, mais le développement des sports d'hiver et du tourisme
de masse a conduit à une densification des réseaux et donc à une concurrence
spatiale de plus en plus intense. L'autoroute pénètre aujourd'hui au coeur
du massif alpin.
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Sallanches et la vallée
de l'Arve
Cluses 5-6 1:25 000, IGN, éd. 1943 |
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Sallanches et la vallée
de l'Arve
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Ainsi, en 1943, la vallée de l'Arve, au nord de Sallanches,
ne compte qu'une route et une voie ferrée, gênées vers le nord par les
divagations de l'Arve, qui se divise en chenaux anastomosés, avec de nombreuses
îles forestières.
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En 1996, le cours de l'Arve a été régularisé au prix
d'importants aménagements spatiaux. L'Autoroute Blanche A40 a été bâtie
sur les terrains ainsi dégagés (A), de même que le petit aérodrome du
Mont Blanc (B). Deux plans d'eau voués à la baignade et aux sports nautiques
ont été créés. Noter le développement considérable des activités (bâtiments
industriels, centre commercial, zones de stockage). La population permanente
de Sallanches a plus que doublé, passant à 13 000 aujourd'hui, comme en
témoigne la présence d'un hopital (C), absent en 1943, et d'une infrastructure
scolaire et sportive conséquente (écoles, collège, stade, gymnases (D)).
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Des réseaux
acrobatiques
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L'exiguité des sites et les concurrences spatiales ont entraîné des
conditions de construction particulières, à flanc de montagne, acrobatiques
et donc coûteuses.Ce coût est évidemment justifié par les masses de
population affluant dans les Alpes pendant les périodes de congés, pour
les sports d'hiver et, de plus en plus, pour la saison estivale. L'Autoroute
Blanche A40, qui mène à Chamonix, est ainsi longue de 110 km et multiplie
les ouvrages d'art :
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* des kilomètres de voies sur remblais, notamment en raison de la proximité
des torrents glaciaires ;
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* des voies sur viaduc en raison de concurrences spatiales particulièrement
aigües : au fond de la vallée, on distingue la présence de la voie ferrée
qui a rendu le viaduc obligatoire...
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* des voies accrochées à flanc de montagne, en tunnel, sur ponts...
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L'Autoroute Blanche A40
au nord de Sallanches
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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L'Autoroute Blanche A40
entre Sallanches et Chamonix : le viaduc des Egratz
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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L'Autoroute Blanche A40
dans les Gorges de l'Arve
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Activités économiques
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Une montagne touristique
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Samoëns : site et
situation |
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La vallée du Haut Giffre
Haute-Savoie 1:125 000, IGN, éd. 1998
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Situé dans la vallée du Haut Giffre, Samoëns ne jouit
pas d'une situation exceptionnelle, un peu à l'écart des grandes vallées
alpines, en position de bout-du-monde, dernière vallée avant la remontée
vers les massifs alpins centraux. La Suisse est de l'autre côté des montagnes,
vers l'est. Aucune voie de communication transfrontalière. A priori une
zone peu favorisée par la géographie.
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Le site de Samoëns Samoëns
Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Le site est classique : Samoëns s'est installé à une
confluence glaciaire, les vallées du Clévioux et du Giffre. Les glaciers
ont aujourd'hui disparu et ont laissé de belles vallées en auge. Le Giffre
est un torrent qui, hors des périodes de crues, divague paisiblement en
chenaux anastomosés. Les zones inondables sont restées forestières.
La vallée du Giffre est transversale, grossièrement
orientée est-ouest. L'inclinaison des rayons solaires définit ainsi un
adret et un ubac. L'adret est le versant nord de la vallée : exposé au
sud, il bénéficie d'une meilleure illumination ; l'étagement de la végétation
est décalé vers le haut ; c'est le versant des villages et des cultures.
L'ubac est le versant sud, dont l'exposition nord lui confère le privilège
d'être le versant à l'ombre (ubac = opaque) ; c'est le versant de la forêt
et du domaine skiable...
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L'étagement
du domaine skiable
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Le développement du tourisme de sports d'hiver résulte
de la conjonction de plusieurs facteurs. Il y faut une forte population
à haut niveau de vie bénéficiant de congés payés (régions lyonnaise et
parisienne), une zone de montagne accessible avec un enneigement important
et durable.
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Le domaine skiable de
Samoëns
Chamonix 1:100 000, IGN, éd. 1955 |
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En 1955, les activités touristiques sont encore embryonnaires.
Sur l'ensemble du domaine skiable, deux téléskis seulement sont en place
; le village de Samoëns demeure un gros village alpin de 1600 habitants.
Le versant est parsemé de chalets, dont la plupart servent aux éleveurs
ou aux forestiers (scieries).
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Aujourd'hui, les activités de sports d'hiver se sont
développées à tel point que Samoëns, qui n'est encore qu'une petite station
familiale, a dû dédoubler son domaine skiable, afin d'étendre les pistes
disponibles et de prolonger la saison par un enneigement plus durable
sur des pistes plus élevées.
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La station de Samoëns
1600
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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La station de Samoëns 1600 s'est installée sur le "Plateau
des Saix" : on y accède depuis Samoëns par les téléskis et télésièges
que l'on distingue vers le nord ou par la route (en jaune) qui serpentent
vers l'est. De nouveaux immeubles ont été construits pour l'accueil et
l'hébergement des skieurs. Les téléskis qui partent vers le sud assurent
l'interconnexion avec le domaine skiable supérieur.
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La tête du Pré des Saix
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Vers 2100 m d'altitude se trouve la Tête du Pré des Saix.
Le sommet est littéralement pris d'assaut par les téléskis et télésièges.
Nous sommes ici sur les alpages : la forêt sur versant à l'ombre a laissé
la place vers 1500-1600 à la prairie alpine, idéale pour le ski de descente.
Les skieurs, plus rentables, ont donc remplacé les vaches dans l'économie
locale.
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Les télésièges qui montent depuis le sud font la jonction
avec les pistes de la Combe Vernant et la nouvelle station de Flaine...
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La station de Flaine
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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La station de Flaine n'existait pas en 1955 : il n'y
avait sur place qu'une dizaine de chalets. En 1996, cette nouvelle station
du bout du monde a envahi l'espace : une vingtaine d'immeubles et autant
au nord-ouest dans la station secondaire des Gérats. Noter les aires de
stationnement (P) qui rappellent que c'est l'automobile qui a permis tout
cela.
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Remarquer la vallée en cul-de-sac et son accès à travers
le versant nord plutôt que par les escarpements rocheux de l'ouest. La
station ne vaut que par sa position centrale, créée par un ancien glacier
de cirque, au milieu d'un très vaste domaine skiable. Flaine doit vraiment
son existence aux sports d'hiver.
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L'intensification
touristique |
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L'activité touristique s'est également diversifié dans
le temps et intensifiée dans l'espace. Aux sports d'hiver sont venus s'ajouter,
depuis une trentaine d'année, des activités estivales. C'est ainsi qu'au
fil des cartes on a pu noter des symboles touristiques peu hivernaux :
vol libre à Samoëns 1600, golf de Flaine à 1900 m, cours de tennis un
peu partout, piscines de plein air, campings, sites d'escalade équipés,
sentiers de grande randonnée (GR96 et GR5), centres équestres, activités
nautiques... On peut s'amuser à les repérer sur les deux extraits ci-dessous.
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Les activités touristiques
à Morillon
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Les activités touristiques
à Samoëns
Samoëns Haut Giffre 1:25 000, IGN, éd. 1996 |
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Dans le même temps, les activités hivernales poursuivent
leur développement. C'est ainsi que de nouveaux équipements ont vu le
jour. A titre d'exemple, voici les aménagements prévus ou réalisés pour
les années 1999, 2000 et 2001 pour les stations du Grand Massif, i.e.
Samoëns, Flaine, Morrillon, les Carroz et Sixt, toutes alignées sur un
périmètre de 4 à 6 km autour de la Tête du Pré des Saix :
- Renforcement du parc de damage
- Nouvelle signalétique accueil et pistes et du système d'information
clients
- Augmentation du débit de la télécabine de Morillon
- Refonte complète du parc de damage Nouveaux parkings, travaux de pistes
et d'enneigement artificiel (piste des Marmottes)
- Réaménagement complet de la combe de Vernant avec l'implantation de
trois nouveaux télésièges (un télésiège 6 places débrayable, un télésiège
4 places débrayable, un télésiège 4 places à pinces fixes) et un téléski
afin de permettre une liaison fluide et sécurisée entre Flaine et les
autres stations du Grand-Massif
- Construction d'un télécorde sur le secteur débutant de Flaine Forêt
(suppression des files d'attente et confort)
- Remodelage des pistes de la combe de Vernant (élargissement, suppression
des obstacles)
- Travaux d'amélioration des pistes et d'enneigement artificiel
- Renforcement des moyens de protection (câblage des trous, filets de
protection, etc.)
- Travaux de pistes et d'enneigement artificiel
- Augmentation du débit du téléski de Plein Soleil
- Nouveau télésiège 4 places débrayable aux Esserts Nouvelle télécabine
à Samoëns (dec 2001)
- Nouveau télésiège 8 places débrayable entre Flaine et Samoëns pour le
retour du Grand-Massif (1er en France).
La ruée vers le nouvel or blanc ne date pas d'hier, mais
on ne peut pas dire que la fièvre soit retombée !
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